Pub :"2/3 des accidents de la route sont causés par des voitures de plus de 5 ans. Alors, qu'attendez-vous pour changer de voiture ?"

Je ne sais pas si vous avez entendu cette pub qui passait il y a quelques semaines à la radio, pub d'Axa me semble-t-il :
"2/3 des accidents de la route sont causés par des voitures de plus de 5 ans. Alors, qu'attendez-vous pour changer de voiture ?"

Et savez-vous que plus de 99% des accidents de la route sont causés par des voitures de plus d'1 jour ? Alors, qu'attendez-vous pour changer de voiture ?


Vraiment, c'est du grand n'importe quoi, il faudrait au minimum connaître le pourcentage de voiture en circulation et ayant plus de 5 ans pour savoir approximativement si oui ou non rouler avec une voiture de plus de 5 ans est réellement dangereux ou non. Et encore, parmis les conducteurs qui ont une voiture de plus de 5 ans, il y a des petits vieux qui n'ont plus beaucoup de réflexes, une mauvaise vue, etc. Donc lorsqu'ils font des accidents, ce n'est pas leur voiture de 5 ans qui est en cause mais leurs aptitudes à la conduite.

Bref, la pub ne fait qu'arranger la vérité pour que nous consommons, ne l'oublions pas.

(Cet article n'a rien de révolutionnaire, je sais...)
# Posté le lundi 27 avril 2009 09:45

Arf, le JT de 20H de France 2 ne cherche même plus à avoir un semblant de journal sérieux...

Arf, le JT de 20H de France 2 ne cherche même plus à avoir un semblant de journal sérieux...
Wouahou, ce soir Zack Efron était invité sur le plateau de France 2 lors du journal de 20H. Qui c'est ? Ben c'est un beau garçon qui a joué dans High School Musical 1, 2 et 3 (et bientôt 4, 5, 6, 7, 8, 9 ?) et qui est à l'affiche au cinéma avec 17 ans encore.

Grâce à l'interview de Marie Drucker, qui a duré 4min30, nous savons désormais si Zack Efron connaît la fin des années 80, quel est le genre de cinéma qu'il aime regarder, quels sont ses prochains films en perspective, quelle est la leçon qu'il faut tirer de 17 ans encore, comment il va gérer sa carrière pour qu'elle dure, etc.
Au total, 6min30 consacrées au film et à Zack Efron, 6min30 de non-information. Qu'il se passe des choses plus importante dans le monde semble être secondaire.

Finalement, ce média grand public aura réussi son but : délivrer une information sur laquelle tout le monde se branlait.


PS : au passage, j'aime sa beauté naturelle ^^ !
# Posté le samedi 18 avril 2009 18:16
Modifié le samedi 18 avril 2009 18:29

Attention aux informations trouvées sur Internet ! Vidéo qui a été vue 1 million de fois, mais vidéo fausse !

ATTENTION, vidéo en partie fausse !!

Diffusons, oui, parce que cela permet la réflexion concernant le désintérêt général quant à la misère dans le monde, mais ne diffusons pas tête baissée ! Ne diffusons pas cela sans préciser qu'une partie du message est fausse ! Cette campagne humanitaire n'a jamais été censurée par le gouvernement Etats-Unien car la chaîne de télévision MTV n'a jamais exprimé son souhait de diffuser cette campagne ! C'est en fait parue dans le magazine papier MTV du Brésil.

Et pour le nombre de SDF dans le monde, il n'y en aurait pas 630 millions mais 100 millions.

Allez sur HoaxBuster.com pour plus d'infos : http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php?idArticle=51805
# Posté le dimanche 15 mars 2009 08:29
Modifié le dimanche 15 mars 2009 09:20

Suicidés de la guerre des Malouines ("Pleased to meet you, hope you guess my name" [The Rolling Stones - Sympathy for the Devil])

Nombre de soldats britanniques tués durant la guerre des Malouines : 255.
Nombre de vétérans britanniques suicidés après cette guerre : actuellement 264.

Nombre de soldats argentins tués durant la guerre des Malouines : 649.
Nombre de vétérans argentins suicidés après cette guerre : difficile à estimer, actuellement entre 350 et 454. En tout cas, 12 par an en moyenne depuis la fin de la guerre. Pfffff, ça représente seulement entre 54% et 70% du nombre de morts au champ d'horreur ! Des petits joueurs par rapport aux britanniques !

Cette guerre dura 72 jours (d'avril à juin 1982), ce qui nous fait un ratio de 12.5 morts par jour. Halalala, c'est plus c'que c'était les militaires, il fut un temps où l'on s'faisait massacrer par bataillons entiers au chemin des Dames ! (entre le 16 et le 25 avril 1917, 30000 français tués ! Eh ouai, on est pas des tapettes nous !)
Suicidés de la guerre des Malouines ("Pleased to meet you, hope you guess my name" [The Rolling Stones - Sympathy for the Devil])
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 05 mars 2009 15:39
Modifié le jeudi 05 mars 2009 16:01

Explosion des inégalités

En France, entre 1998 et 2005, les revenus réels des 0.01% des contribuables les plus riches ont augmenté de 42.6%,
ceux des 1% les plus riches de 19.6%,
ceux des 10% les plus riches de 8.7%
et ceux des 90% restant de 4.6%.



Source qui est malheureusement fiable* : http://www.jourdan.ens.fr/~clandais/documents/htrev.pdf
Graphique page 6 (ou texte page 5).

*auteur : Camille Landais (économiste, doctorant de l'Ecole d'Economie de Paris).
# Posté le vendredi 23 janvier 2009 16:04

Désinformation, non information...

Jeudi 15 janvier 2008, France 2, JT de 20H, de 8 minutes 20 à 11 minutes 10 (avant le reportage sur Gaza cela dit au passage) :"L'énigme de Rouen", c'est ainsi qu'est appelé le fait divers au début du JT...
Si vous ne connaissez pas un moyen de voir cette vidéo, arrêtez de lire cet article.


Rythme ternaire dramatique, avec une longue pause entre chaque fait : "A coup de poing, de marteau, de couteau". Ils auraient dû mettre "A coup de poing, de marteau, de faucille", ça aurait été du Groland assumé au moins !

Plan sur la table où elles étaient toujours... Ca c'est de l'image intêressante ! Ca fait des années que je me rends compte que les images des JT sont pour les 3 quarts inutiles et sont là juste histoire de mettre quelque chose... En fait, je pense que c'est pour que les téléspectateurs fassent attention aux images et n'écoutent pas, même si entre nous, même en écoutant c'est pas ces infos là qui font bondir les masses...

Sur le blog :"elle aura était" à chaque début de phrase... Pffff, il faut les enfermer ces gens-là, c'est moi qui vous le dit !



Et si vous avez le temps, 7ème minute, à propos de la baisse du taux du livret A :
"- Moi j'ai connu l'époque où mes parents touchaient 14% d'intérêts !
- Mais l'inflation était de 10% à l'époque.
- Ouai ouai, mfff, ouai."

Grrrr, ça m'énerve ça, les gens ne réflechissent jamais ou quoi ??! C'est incroyable ! Bon, je m'arrête là, je m'énerve ^^ !
# Posté le jeudi 15 janvier 2009 16:02
Modifié le dimanche 25 janvier 2009 13:54

I love François Pérusse :) !

Remarquez au passage la crête à l'iroquoise de l'ananas xD !
En voici une seconde, plus banale (une simple escalade de la violence, mais la fin est originale au moins) : http://www.youtube.com/watch?v=G79rgMuIIdU&feature=related
Il est aussi à noter que ces deux là ne sont disponibles que sur Internet, elles ne passent pas à la télé... C'est dommage parce que celles de la télé sont décevantes pour du François Pérusse je trouve...


Caca prout zizi cul crotte de nez pipi nichon caca prout tête de con mouche à merde et puis couillon !
# Posté le vendredi 09 janvier 2009 16:43
Modifié le samedi 10 janvier 2009 14:29

Article de "Manière de voir" (le Monde Diplomatique), que je vous mets parce que dis-donc, quel ton qu'il emploie Bourdieu ! Il n'avait pas peur de rentrer dans le tas ! Et également, ce qu'il dit est intêressant. Bonne lecture :) !

Les mots véhiculent parfois la vision du monde de qui les prononce. En octobre 1996, le sociologue Pierre Bourdieu décrypte le discours de M. Hans Tietmeyer, gouverneur de la Banque centrale allemande. C'était avant la création de l'euro et de la Banque centrale européenne. Mais les fondemements idéologiques de l'un et de l'autre se trouvaient déjà tout entier contenus dans le propos de ce grand architecte de la monnaie unique.

Par Pierre Bourdieu (sociologue, professeur au Collège de France, décédé en 2002), en 1997.

"Ayant lu dans l'avion (1) un entretien du président de la Banque fédérale d'Allemagne (2), M. Hans Tietmeyer, présenté comme le « grand prêtre du deutschemark » - ni plus ni moins -, je voudrais me livrer à cette sorte d'analyse herméneutique qui convient aux textes sacrés : « L'enjeu aujourd'hui, c'est de créer les conditions favorables à une croissance durable et à - le mot-clé - la confiance des investisseurs. Il faut donc contrôler les budgets publics. »

C'est-à-dire - il sera plus explicite dans les phrases suivantes - enterrer le plus vite possible l'Etat social et, entre autres choses, ses politiques sociales et culturelles dispendieuses, pour rassurer les investisseurs qui aimeraient mieux se charger eux-mêmes de leurs investissements culturels. Je suis sûr qu'ils aiment tous la musique romantique et la peinture impressionniste, et je suis persuadé, sans rien savoir sur le président de la Banque fédérale d'Allemagne, que, à ses heures perdues, comme le directeur de la Banque de France, M. Jean-Claude Trichet, il lit de la poésie et pratique le mécénat.

« Il faut donc, dit-il, contrôler les budgets publics, baisser le niveau des taxes et impôts jusqu'à leur donner un niveau supportable à long terme. »

Entendez : baisser le niveau des taxes et impôts des investisseurs jusqu'à les rendre supportables à long terme par ces mêmes investisseurs, évitant ainsi de les encourager à porter ailleurs leurs investissements. Continuons la lecture : « Il faut (...) réformer le système de protection sociale. » C'est- à-dire, bis repetita, enterrer l'Etat providence et ses politiques de protection sociale, bien faites pour ruiner la confiance des investisseurs, susciter leur méfiance légitime, certains qu'ils sont en effet que leurs acquis économiques - on parle d'acquis sociaux, on peut bien parler d'acquis économiques -, c'est-à-dire leurs capitaux, ne sont pas compatibles avec les acquis sociaux des travailleurs, et que ces acquis économiques doivent évidemment être sauvegardés à tout prix, fût-ce en ruinant les maigres acquis économiques et sociaux de la grande majorité des citoyens de l'Europe à venir, ceux que l'on a beaucoup désignés en décembre 1995 comme des « nantis », des « privilégiés ».

M. Hans Tietmeyer est convaincu que les acquis sociaux des investisseurs, autrement dit leurs acquis économiques, ne survivraient pas à une perpétuation du système de protection sociale. C'est ce système qu'il faut donc réformer d'urgence, parce que les acquis économiques des investisseurs ne sauraient attendre. Et M. Hans Tietmeyer, penseur de haute volée, qui s'inscrit dans la grande lignée de la philosophie idéaliste allemande, poursuit :

« Il faut donc contrôler les budgets publics, baisser le niveau des taxes et impôts jusqu'à leur donner un niveau supportable à long terme, réformer le système de protection sociale, démanteler les rigidités sur le marché du travail, de sorte qu'une - ce « de sorte » mériterait un long commentaire - nouvelle phase de croissance (...) ne sera atteinte à nouveau que si nous faisons un effort - le « nous faisons » est magnifique - de flexibilité sur le marché du travail. »

Ça y est. Les grands mots sont lâchés, et M. Hans Tietmeyer donne un magnifique exemple de la rhétorique euphémistique qui a cours sur les marchés financiers. L'euphémisme est indispensable pour susciter durablement la confiance des investisseurs - dont on aura compris qu'elle est l'alpha et l'omega de tout le système économique, le fondement et le but ultime, le telos,de l'Europe de l'avenir -, tout en évitant de susciter la défiance ou le désespoir des travailleurs, avec qui, malgré tout, il faut aussi compter, si l'on veut avoir cette nouvelle phase de croissance qu'on leur fait miroiter, pour obtenir d'eux l'effort indispensable. Parce que c'est d'eux que cet effort est attendu, même si M. Hans Tietmeyer, décidément passé maître en euphémismes, dit bien : « Démanteler les rigidités sur les marchés du travail, de sorte qu'une nouvelle phase de croissance ne sera atteinte à nouveau que si nous faisons un effort de flexibilité sur le marché du travail. » Splendide travail rhétorique, qui peut se traduire : Courage travailleurs ! Tous ensemble faisons l'effort de flexibilité qui vous est demandé !

Au lieu de poser, imperturbable, une question sur la parité extérieure de l'euro, le journaliste aurait pu demander à M. Hans Tietmeyer le sens qu'il donne aux mots-clés de la langue des investisseurs : « rigidité sur le marché du travail » et « flexibilité sur le marché du travail ». Les travailleurs, eux, entendraient immédiatement : travail de nuit, travail pendant les week-ends, horaires irréguliers, pression accrue, stress, etc.

[...]

Si un texte aussi extraordinaire, aussi extraordinairement extraordinaire, était exposé à passer inaperçu et à connaître le destin des écrits quotidiens de quotidiens, qui s'envolent comme des feuilles mortes, c'est qu'il était parfaitement ajusté à l'« horizon d'attente » de la grande majorité des lecteurs de quotidiens que nous sommes. Or cet horizon est le produit d'un travail social. Si les mots du discours de M. Hans Tietmeyer passent si facilement, c'est qu'ils ont cours partout. Ils sont partout, dans toutes les bouches. Ils courent comme monnaie courante, on les accepte sans hésiter, comme on fait d'une monnaie, d'une monnaie stable et forte, évidemment, aussi stable et aussi digne de confiance, de croyance, que le deutschemark : « Croissance durable », « confiance des investisseurs », « budgets publics », « système de protection sociale », « rigidité », « marché du travail », « flexibilité », à quoi il faudrait ajouter, « globalisation », « flexibilisation », « baisse des taux » - sans préciser lesquels - « compétitivité », « productivité », etc.

Cette croyance universelle, qui ne va pas du tout de soi, comment s'est-elle répandue ? Un certain nombre de sociologues, britanniques et français notamment, dans une série de livres et d'articles, ont reconstruit la filière selon laquelle ont été produits et transmis ces discours néolibéraux qui sont devenus une doxa, une évidence indiscutable et indiscutée. Par toute une série d'analyses des textes, des lieux de publication, des caractéristiques des auteurs de ces discours, des colloques dans lesquels ils se réunissaient pour les produire, etc., ils ont montré comment, en Grande-Bretagne et en France, un travail constant a été fait, associant des intellectuels, des journalistes, des hommes d'affaires, dans des revues qui se sont peu à peu imposées comme légitimes, pour établir comme allant de soi une vision néolibérale qui, pour l'essentiel, habille de rationalisations économiques les présupposés les plus classiques de la pensée conservatrice de tous les temps et de tous les pays.

Ce discours d'allure économique ne peut circuler au-delà du cercle de ses promoteurs qu'avec la collaboration d'une foule de gens, hommes politiques, journalistes, simples citoyens qui ont une teinture d'économie suffisante pour pouvoir participer à la circulation généralisée des mots mal étalonnés d'une vulgate économique. Un exemple de cette collaboration, ce sont les questions du journaliste qui va en quelque sorte au devant des attentes de M. Hans Tietmeyer : il est tellement imprégné par avance des réponses qu'il pourrait les produire.

C'est à travers de telles complicités passives qu'est venue peu à peu à s`imposer une vision dite néolibérale, en fait conservatrice, reposant sur une foi d'un autre âge dans l'inévitabilité historique fondée sur le primat des forces productives. Et ce n'est peut-être pas par hasard si tant de gens de ma génération sont passés sans peine d'un fatalisme marxiste à un fatalisme néolibéral : dans les deux cas, l'économisme déresponsabilise et démobilise en annulant le politique et en imposant toute une série de fins indiscutées, la croissance maximum, l'impératif de compétitivité, l'impératif de productivité, et du même coup un idéal humain, que l'on pourrait appeler l'idéal FMI (Fonds monétaire international). On ne peut pas adopter la vision néolibérale sans accepter tout ce qui va de pair, l'art de vivre yuppie, le règne du calcul rationnel ou du cynisme, la course à l'argent instituée en modèle universel. Prendre pour maître à penser le président de la Banque fédérale d'Allemagne, c'est accepter une telle philosophie.

Ce qui peut surprendre, c'est que ce message fataliste se donne les allures d'un message de libération, par toute une série de jeux lexicaux autour de l'idée de liberté, de libéralisation, de dérégulation, etc., par toute une série d'euphémismes, ou de double jeux avec les mots - réforme par exemple -, qui vise à présenter une restauration comme une révolution, selon une logique qui est celle de toutes les révolutions conservatrices.

Si cette action symbolique a réussi au point de devenir une croyance universelle, c'est en partie à travers une manipulation systématique et organisée des moyens de communication.

Ce travail collectif tend à produire toute une série de mythologies, des « idées-forces » qui marchent et font marcher, parce qu'elles manipulent des croyances : c'est par exemple le mythe de la « globalisation » et de ses effets inévitables sur les économies nationales ou le mythe des « miracles » néolibéraux, américain ou anglais. A la mythologie selon laquelle les inégalités sociales et économiques se réduiraient aux Etats-Unis, on peut opposer le travail d'un sociologue, M. Loïc Wacquant, montrant que, aux Etats-Unis, l'« Etat charitable », fondé sur une conception moralisante de la pauvreté, tend à se dédoubler en un Etat social assurant les garanties minimales de sécurité aux classes moyennes et un Etat de plus en plus répressif pour contrecarrer les effets de la violence liée à la précarisation des conditions d'existence de la grande masse de la population, noire notamment. Ainsi l'Etat de Californie, un moment constitué par certains sociologues français en paradis de toutes les libérations, consacre désormais à ses prisons un budget largement plus élevé que celui de toutes les institutions d'enseignement supérieur réunies, qui sont pourtant parmi les plus prestigieuses du monde.

Autre exemple, la Grande-Bretagne, dont on nous dit tous les jours qu'elle a résolu le problème du chômage, a en fait multiplié les emplois précaires, et les travailleurs britanniques découvrent avec envie les acquis sociaux encore survivants en France. Cela, paradoxalement, au moment même où l'on dit aux Français à quel point les travailleurs d'outre-Manche sont heureux de leur malheur.

Peut-être assistons-nous à un phénomène d'involution de l'Etat qui s'est constitué historiquement par concentration successive de force physique (la police et l'armée), de capital culturel (le système métrique, etc.) et de capital symbolique. Un des effets de la philosophie néolibérale, qui n'est que le masque d'une vieille philosophie conservatrice, est de conduire à une régression de l'Etat vers l'Etat minimal tout à fait conforme à l'idéal des dominants, c'est-à-dire réduit aux forces de répression, comme en témoigne l'augmentation des dépenses pour la police.

Revenons pour finir au mot-clé du discours de M. Hans Tietmeyer, la « confiance des marchés ». Il a le mérite de mettre en pleine lumière le choix historique devant lequel sont placés tous les pouvoirs : entre la confiance des marchés et la confiance du peuple, il faut choisir. La politique qui vise à garder la confiance des marchés perd la confiance du peuple.

[...]

Il faut mettre la confiance des marchés financiers ou des investisseurs - qu'on entend sauver à tout prix - en relation avec la méfiance des citoyens. L'économie est, sauf quelques exceptions, une science abstraite fondée sur la coupure, absolument injustifiable, entre l'économique et le social qui définit l'économisme. Cette coupure est au principe de l'échec de toute politique qui ne reconnaît pas d'autre fin que la sauvegarde de l'« ordre et de la stabilité économiques », c'est-à-dire du deutschemark, ce nouvel absolu dont M. Hans Tietmeyer s'est fait le desservant..."

Pierre Bourdieu


(1) Ce texte est la transcription d'une conférence donnée par Pierre Bourdieu, aux rencontres culturelles franco-allemandes tenues à Fribourg, en octobre 1996.

(2) Le Monde, 17 octobre 1996.
# Posté le jeudi 01 janvier 2009 09:05

Musique : Antoine et Les Problèmes - Les élucubrations (1966)

Ca fait 10 fois de suite que j'écoute cette musique :DDDDDD !! Docteur, c'est grave ?

Oh, Yeah !
Ma mère m'a dit, Antoine, fais-toi couper les cheveux,
Je lui ai dit, ma mère, dans vingt ans si tu veux,
Je ne les garde pas pour me faire remarquer,
Ni parce que je trouve ça beau,
Mais parce que ça me plaît.

Oh, Yeah !
L'autre jour, j'écoute la radio en me réveillant,
C'était Yvette Horner qui jouait de l'accordéon,
Ton accordéon me fatigue Yvette,
Si tu jouais plutôt de la clarinette.

Oh, Yeah !
Mon meilleur ami, si vous le connaissiez,
Vous ne pourriez plus vous en séparer,
L'autre jour, il n'était pas très malin,
Il a pris un laxatif au lieu de prendre le train.

Oh, Yeah !
Avec mon petit cousin qui a dix ans,
On regardait "Gros Nounours" à la télévision,
A Nounours il a dit "Bonne nuit mon bonhomme",
Il est parti danser le jerk au Paladium.

Oh, Yeah !
Le juge a dit à Jules, vous avez tué,
Oui j'ai tué ma femme, pourtant je l'aimais,
Le juge a dit à Jules "Vous aurez vingt ans",
Jules a dit : "Quand on aime on a toujours vingt ans".

Oh, Yeah !
Tout devrait changer tout le temps,
Le monde serait bien plus amusant,
On verrait des avions dans les couloirs du métro,
Et Johnny Hallyday en cage à Médrano.

Oh, Yeah !
Si je porte des chemises à fleurs,
C'est que je suis en avance de deux ou trois longueurs,
Ce n'est qu'une question de saison,
Les vôtres n'ont encore que des boutons.

Oh, Yeah !
J'ai reçu une lettre de la Présidence
Me demandant, Antoine, vous avez du bon sens,
Comment faire pour enrichir le pays ?
Mettez la pilule en vente dans les Monoprix.

Oh, Yeeeeaaaahhhh !



Et Les Problèmes sont ensuites devenus Les Charlots...
# Posté le lundi 29 décembre 2008 16:05

Extrait de Haunted (en français "A l'estomac"), de Chuck Palahniuk

Vous aimez le gore et la perversion sexuelle ? Voici une nouvelle intitulée Tripes, tirée de Haunted.

J'en ai encore l'estomac tout tremblant... Et comme d'hab' avec tout ce qui est horreur, j'en ai aussi rigolé ! C'est nerveux je crois...
# Posté le lundi 22 décembre 2008 04:52